Rétrospective de l’année 2021 – La Société canadienne de la SP contribue à l’accélération des progrès dans le domaine de la recherche sur la SP

Grâce à la générosité de la collectivité de la SP, des participants à ses événements et de ses donateurs, la Société canadienne de la SP a alloué plus de 204 millions de dollars à la recherche depuis sa création en 1948. De nombreux progrès ont été réalisés au fil des ans, et la Société de la SP s’assure chaque année de financer les projets de recherche les plus prometteurs et aux retombées potentielles les plus importantes pour les personnes touchées par la SP.

Durant la pandémie, et malgré une diminution des fonds amassés, la Société de la SP a continué d’investir dans la recherche consacrée à la SP afin d’accélérer la réalisation d’avancées dans ce domaine. En 2021, la Société de la SP a affecté plus de 2,6 millions de dollars au financement de nouvelles études et de diverses subventions de recherche. Déterminée à contribuer à la formation de la prochaine génération de chercheurs spécialisés en SP, elle a notamment apporté un soutien financier à 42 stagiaires de recherche de notre pays des plus prometteurs. Afin d’en savoir plus au sujet des stagiaires qui se consacrent à la recherche sur la SP, consultez la série intitulée « Profils de chercheurs », publiée sur notre blogue.

Kelsi Smith, stagiaire de recherche canadienne, candidate au doctorat et titulaire d’une bourse de stagiaire de recherche stopSP de niveau doctoral, témoigne à propos de ses importants travaux de recherche.

Voici les nouvelles les plus récentes en ce qui a trait aux études sur la SP financées par la Société canadienne de la SP dans ses champs d’action prioritaires.

Améliorer les traitements et les soins destinés aux personnes atteintes de SP en optimisant la prise de décisions en matière de traitement au profit des personnes qui ont la SP et des fournisseurs de soins de santé, en procédant à l’évaluation de nouveaux traitements contre la SP axés sur la réparation et la régénérescence des cellules nerveuses endommagées, ainsi qu’en déterminant les répercussions des maladies concomitantes (on parle alors de comorbidité, soit de la présence de plus d’une affection chez une personne), comme la COVID-19 et le cancer, parmi les personnes qui vivent avec la SP ou une maladie connexe.

  • La Dre Ann Yeh, de l’Hôpital pour enfants malades de Toronto, affilié à l’Université de Toronto, mène actuellement un essai clinique pilote sur la metformine comme agent thérapeutique capable de promouvoir la réparation de la substance blanche endommagée. Cette étude constitue une étape essentielle à la réalisation d’un essai clinique à répartition aléatoire de plus grande envergure, qui permettra d’évaluer l’efficacité de la metformine – reconnue comme médicament sûr et abordable – dans le cadre d’une approche axée sur la réparation tissulaire en cas de SP. Pour en apprendre davantage à ce sujet, veuillez cliquer ici.
  • Dr Douglas Arnold, de l’Université McGill, a recours à l’intelligence artificielle pour tirer profit de données cliniques et d’imagerie recueillies auprès de plus de 10 000 personnes vivant avec la SP et ayant participé à des essais cliniques au cours des 20 dernières années – l’objectif étant de trouver le moyen de faire de meilleures prédictions quant au risque de poussées de SP et à l’aggravation de l’incapacité liée à cette maladie. Ce chercheur prévoit mettre à l’épreuve et consolider les résultats de ses travaux en se basant sur des données réelles issues de cliniques de SP. Les travaux menés par le Dr Arnold serviront de base à l’élaboration d’un outil d’aide à la prise de décisions cliniques qui sera destiné à permettre aux cliniciens et à leurs patients atteints de SP de prendre des décisions optimales et personnalisées en matière de traitement. Pour en savoir plus à ce propos, veuillez cliquer ici.
  • COVID-19 et SP: un registre nord-américain baptisé COViMS a été mis sur pied dans la foulée de la pandémie causée par le nouveau coronavirus afin de permettre à la collectivité scientifique de savoir comment s’en sortent les personnes atteintes de SP ou d’une maladie connexe qui ont eu la COVID-19 ainsi que de déterminer les facteurs de risque associés à des effets graves de la COVID‑19. Des chercheurs ont ainsi pu cerner un certain nombre de facteurs de risque pour les personnes qui vivent avec la SP – soit une augmentation de l’incapacité, le vieillissement, la race noire, les maladies cardiovasculaires concomitantes, l’utilisation des médicaments modificateurs de l’évolution de la SP qui ciblent la protéine CD20, de même que le recours récent à un traitement par corticostéroïdes. Pour en savoir plus à ce sujet, veuillez cliquer ici. Par ailleurs, il a été établi que les maladies concomitantes (tels l’hypertension, le diabète et l’obésité morbide) constituent des facteurs de risque importants d’effets graves liés à la COVID-19 chez les personnes atteintes de TSNMO, comme il en est ici question.
  • La Dre Ruth Ann Marrie, de l’Université du Manitoba, s’intéresse à la comorbidité chez les personnes atteintes de SP. Dans le cadre de travaux qu’elle a menés récemment, cette chercheuse n’a constaté aucune différence entre les gens du Canada qui ont la SP et ceux qui n’en sont pas atteints relativement à l’incidence du cancer du sein et du cancer colorectal ainsi qu’aux taux de mortalité associés à ces derniers. Par ailleurs, selon les observations faites par la Dre Ruth Ann Marrie et ses collaborateurs auprès de femmes ayant combattu un cancer du sein, la SP n’a pas d’incidence sur la survie au cours des dix années suivant le diagnostic de cancer. Pour obtenir un complément d’information sur ces sujets, cliquez sur les liens suivants: risque de cancer et survie à un cancer du sein.
  • Les résultats de l’essai clinique international MESEMS (MEsenchymal StEm cells for Multiple Sclerosis) ont démontré qu’il est possible de prélever et de cultiver des cellules souches mésenchymateuses (CSM) et que leur utilisation est sans danger pour les personnes atteintes de SP. Toutefois, les chercheurs à l’œuvre dans le cadre de cet essai n’ont pu établir que le traitement par CSM qui était à l’étude peut réduire l’activité inflammatoire chez les gens qui présentent une forme cyclique ou progressive de SP en phase active. Il est possible d’en savoir davantage sur cet essai en cliquant ici et en visionnant une courte vidéo dans laquelle le Dr Mark Freedman, de L’Hôpital d’Ottawa et de l’Institut de recherche sur le cerveau et le psychisme de l’Université d’Ottawa, s’exprime relativement au potentiel des traitements de la SP par les cellules souches.

Comprendre et enrayer la progression de la SP en mettant au jour de nouveaux mécanismes et de nouvelles voies moléculaires qui permettront d’y voir plus clair quant à la réparation et à la régénérescence des tissus ainsi qu’à la progression de la SP, de même qu’en identifiant de nouveaux médicaments candidats.

  • Une étude menée par Mme Anastassia Voronova, Ph. D., de l’Université de l’Alberta, a permis d’obtenir des données probantes sur le rôle de la fractalkine, à savoir une nouvelle molécule qui peut favoriser la formation des oligodendrocytes – soit les seules cellules du cerveau capables de produire de la myéline. En raison du nombre limité d’options thérapeutiques actuellement offertes aux personnes atteintes de SP progressive, il est primordial de trouver de nouveaux médicaments qui permettront la régénération de la myéline endommagée. En ce sens, la fractalkine pourrait constituer une molécule à exploiter. Un résumé permettent d’en savoir plus à ce sujet.
  • Mme Jennifer Gommerman, Ph. D., de l’Université de Toronto, compte parmi les 19 chercheurs qui ont reçu une subvention de recherche « Défi » de l’Alliance internationale pour la recherche sur la SP progressive, à la suite d’un appel de propositions lancé à l’échelle internationale en vue de la réalisation de travaux de recherche axés sur le décryptage de nouveaux mécanismes sous-jacents à la SP progressive. Mme Gommerman aura recours à la cytométrie de masse par imagerie en vue de dresser un inventaire complet des composants du système immunitaire inné au sein du cerveau en cas de SP progressive. Son objectif est de comprendre l’ensemble des facteurs en cause et des changements qui surviennent dans le contexte de la SP progressive ainsi que d’établir des corrélations entre ses observations et des données cliniques. Pour en savoir plus à propos de cette étude, veuillez cliquer ici.
  • Mme Soheila Karimi, Ph. D., de l’Université du Manitoba, plaident en faveur de l’implication de la neuréguline-1 bêta-1 (Nrg-1β1) dans le processus pathologique de la SP et donnent à penser que cette molécule pourrait constituer un marqueur de détection précoce de la SP ainsi qu’une cible thérapeutique à exploiter en vue de retarder l’apparition de la SP, de limiter la gravité de cette maladie et d’entraver la progression de celle-ci. Le potentiel de la Nrg-1β1 quant au traitement de la SP devra fait l’objet d’autres études. Il est possible d’en savoir plus en cliquant ici et de visionner une vidéo (en anglais seulement) à ce sujet.

Prévenir la SP avant qu’elle fasse son apparition. De plus en plus de données probantes penchent en faveur d’une phase prodromique de la SP durant laquelle des signes et des symptômes non spécifiques à la SP apparaîtraient au cours d’un certain nombre d’années avant l’apparition des signes et des symptômes typiques de cette maladie. Le fait d’approfondir nos connaissances sur la phase prodromique de la SP pourrait permettre de déceler et de traiter de façon précoce la SP et de prévenir ainsi l’apparition de symptômes de cette maladie et la progression d’incapacités éventuelles.

  • National MS Society (NMSS – organisme états-unien de la SP), la Société canadienne de la SP a tenu, le 4 juin 2021, un atelier virtuel consacré aux prodromes de la SP, intitulé Prodromal Multiple Sclerosis (Pro-MS): gaps, opportunities and priorities (sclérose en plaques en phase prodromique : lacunes, occasions et priorités). Coanimé par Mme Helen Tremlett, Ph. D., de l’Université de la Colombie-Britannique, et la Dre Ruth Ann Marrie, de l’Université du Manitoba, cet atelier a permis de réunir un groupe interdisciplinaire de chercheurs et de cliniciens, ainsi que des personnes touchées par la SP – tous issus de différents pays d’Amérique du Nord et de l’Europe. Les deux chercheuses avaient pour mandat de résumer l’état des connaissances sur les prodromes de la SP, de tirer parti des avancées réalisées au chapitre de la recherche consacrée à d’autres maladies neurologiques ou à médiation immunitaire (p. ex. maladie de Parkinson et diabète de type 1), et de cerner les principales lacunes ainsi que les occasions et les priorités clés en lien avec la SP. Cet atelier a permis de mettre en lumière les priorités et les considérations essentielles dont il faudra tenir compte pour favoriser les avancées et l’accélération de la recherche portant sur les prodromes de la SP.
  • NMSS financent conjointement des travaux de recherche que Mme Tremlett, Ph. D., de l’Université de la Colombie-Britannique, consacre à la phase prodromique de la SP en vue de déterminer les signes prédicteurs de cette maladie au sein de divers groupes. La chercheuse souhaite étudier les signes et les symptômes survenus au cours des années précédant l’apparition de la SP parmi une cohorte de plus de 250 000 personnes vivant au Canada ou en Suède. L’objectif de Mme Tremlett consiste à comprendre dans quelle mesure les signes précurseurs de la SP pourraient varier selon certains facteurs sociodémographiques clés et à déterminer comment ils pourraient influer sur le cours de la maladie et la progression de celle-ci. Pour en savoir plus à ce propos, veuillez cliquer ici.

Nous sommes enchantés par la détermination des chercheurs et de leurs équipes et les remercions de poursuivre ces travaux de première importance sur la SP. Nous nous réjouissons de pouvoir communiquer les nouvelles récentes sur la recherche consacrée à la SP. Si vous souhaitez recevoir notre bulletin intitulé Recherche en action, veuillez cliquer ici afin de vous y abonner.


Grâce à l’engagement des chercheurs spécialisés en SP et à la générosité de donateurs comme vous, des percées déterminantes continuent d’être réalisées en laboratoire et en clinique d’un bout à l’autre du Canada. Pour assurer le maintien de cet élan, nous avons besoin de votre soutien. Jusqu’au 31 décembre 2021, vous avez la possibilité de tripler la portée de votre don au profit des Canadiens touchés par la SPAlors, ne tardez plus! Faites un don maintenant!!

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