SP et santé mentale

Billet de Jessica Faulds

La sclérose en plaques (SP) est une maladie qui peut causer de l’isolement – la personne qui en est atteinte peut en effet se sentir seule et coupée du reste du monde. Si votre santé mentale vous préoccupe, n’hésitez pas à en parler à vos proches.

Un mois après mon 15e anniversaire, je me suis réveillée un matin incapable de bouger mon œil gauche. Le médecin du service d’urgence a jugé que mon œil était simplement fatigué et que tout allait rentrer dans l’ordre après quelques jours. Trois jours plus tard, mon œil ne bougeait toujours pas. Je suis donc allée voir un ophtalmologiste, qui m’a dit que j’avais une tumeur au cerveau. J’ai été orientée vers l’hôpital Sick Kids, où j’ai finalement reçu un diagnostic de SP.

J’ai subi quatre poussées importantes depuis la tombée du diagnostic. À 21 ans, j’ai marché avec une canne pendant six mois, que j’utilise encore en raison de faiblesses et de troubles de l’équilibre. Les plus récentes lésions qu’on a décelées chez moi touchent mon lobe occipital. Ça m’inquiète, car les troubles de la vue me font très peur.

Quand j’ai une mauvaise journée à cause de la SP, je me donne le droit d’être triste. Quand je reçois de mauvaises nouvelles, je me permets de m’apitoyer sur mon sort pendant une journée. Dès le lendemain, j’active mes mécanismes d’adaptation, c’est-à-dire les trois outils que j’utilise pour préserver ma santé mentale.

Le premier, c’est la communication. Quand ça ne va pas, j’appelle tout d’abord mes parents, ma tante et mes amis. Ils m’écoutent parler de mes peurs, me rappellent que je ne suis pas seule et m’aident à retrouver mon équilibre. Ma mère est fantastique, car elle me laisse pleurer et parle de mes émotions avec moi. Mon père a un esprit logique comme moi. Nous parlons donc de la maladie d’un point de vue clinique et soupesons toutes les options qui s’offrent à moi pour m’aider à avancer. Ces deux façons d’aborder la situation m’aident à garder un équilibre dans mon combat contre la SP.

Le deuxième outil est l’activité physique. J’aime la boxe et la course à pied. Quand je ressens du stress, je suis un cours de boxe avec mon entraîneur ou je vais courir avec un membre de ma famille, un ami ou mon chien d’assistance. L’activité physique est essentielle à ma santé mentale, car cela me rappelle que j’ai de la chance de pouvoir bouger comme ça. Je sais aussi que l’exercice aide beaucoup les personnes atteintes de SP et qu’il favorise la sécrétion d’endorphines, soit des hormones qui ont un effet bénéfique sur la santé mentale.

Mon troisième outil est l’alimentation. Depuis 10 ans, je m’intéresse de près à la nutrition et cherche activement à adopter une alimentation qui me convient. Quand je m’alimente bien, je me sens bien; sinon, j’en pâtis. Je suis convaincue que la force physique et la force mentale vont de pair : il faut entraîner les deux. Tous les gestes que je pose pour demeurer physiquement en santé viennent renforcer ma santé mentale.

Le Programme de soutien entre pairs et le Réseau de connaissances sur la SP de la Société de la SP offrent des services d’écoute et de soutien aux personnes atteintes de SP qui se sentent isolées. La SP peut s’accompagner de symptômes invalidants; il est donc essentiel de parler de santé mentale avec les personnes qui sont atteintes de cette maladie chronique. Nous connaissons tous l’importance d’un esprit sain dans un corps sain : si vous vivez avec la SP et ne vous sentez pas bien mentalement, tirez profit des nombreuses ressources qui s’offrent à vous.

Sachez que vous n’avez pas à affronter la SP seul. Demandez l’appui de la Société de la SP, de vos amis et de votre famille. Essayez de voir la vie du bon côté et fixez-vous un objectif chaque jour, même si ce n’est que sortir du lit ou faire l’effort de parler. Vous verrez, ça fait du bien.

  1. Avatar
    Christine Coulombe

    Wow ton parcoure me touche même si je vie la sp moi aussi tu ses tu as raison il faut que je me prenne en main sa fait longtemps que je me suit isoler trop peur de déranger mes proche eu aussi me dérange pas et j attend juste cela. Sa fait depuis 2011 moi ses mes jambe jusqu au nombre je marche avec une canne et je suit fatiguée je ne peu aller magasiner ses triste et mon chum pas facile merci à toi mes juste ce que je vient de te dire il y’a quelqu un qui peu écouter lâche pas ma belle

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